|
Il a dit:
quelques extraits de discours du
President Bachir Gemayel

"Je
compte sur toi et sur vous tous,
l'esprit doit être très pur, très
propre, très fort, et très droit.
On continue..."
"Pourquoi ne confie-t-on pas le
pouvoir systématiquement à des jeunes
? … C’est qu’on craint, peut-être, que
manquant d’expérience, ils manquent de
sagesse. Et cependant, la plupart des
grandes réalisations nationales ont
été accomplies par des hommes de moins
de quarante ans. En fait, il s’avère
qu’après de grands bouleversements,
c’est souvent de tels hommes qui
prennent en main le destin de la
nation. Ceux-là ont été, il est vrai,
mûris par l’épreuve."
(Août
1982)
« Nous ne devons
compter que sur nous-mêmes … nous
n’avons de complexes envers personne…
nous savons ce que nous voulons, et
nous sommes les seuls à le savoir…
Nous n’acceptons des leçons de
personne. Qu’ils viennent prendre de
nous des leçons de courage ».
« Dans les moments de
total dénuement, où livrés au
bombardement sauvage de l’artillerie
syrienne et palestinienne, sans armes,
sans argent, sans amis, calomniés,
vilipendés par les mass-médias et les
chancelleries du monde entier, nous
n’avons jamais, pas un seul instant
douté de l’issue finale. Nous nous
sentions pris par le vertige du joueur
qui mise sur la totalité de ce qui lui
reste, avec la ferme conviction que
cette fois, il va gagner ».
« Notre espoir ne
tenait pas seulement au jeu du hasard,
mais à celui de la nécessité. Comment
imaginer le Moyen-Orient sans le Liban
? Pour les peuples persécutés de la
région, le Liban c’est le bout du
tunnel, la lumière de la liberté.
Arracher à ce monde-là cet ultime
espoir, est un péché contre l’esprit
».
« A quoi aurait servi
cette guerre et le sacrifice de cinq
mille jeunes gens, si l’on ne
réussissait à réaliser leurs
aspirations et les nôtres » « On ne
doit pas recommencer comme avant… Le
Liban qui sortira de l’épreuve sera la
nation exemplaire ou ne sera pas ».
« Un seul Liban, et non
pas deux » « mais avec une seule tête
et non pas deux ».
« La diversité n’a rien
de dramatique, elle peut être source
de richesse, donc de puissance ».
(2
avril 1982 à Beit Mery).
« Soyons une seule
société libanaise avec sa double
composante, musulmane et chrétienne.
Nous voulons œuvrer pour tout le Liban,
pour le Liban en son entier, non pas
par des embrassades, des mensonges,
des ruses réciproques ».
(Discours
du 15 janvier 1982 Al Bustan,
Beit-Méry)
« Chacun sera traité
suivant sa compétence, son expérience,
ses possibilités et son dévouement. Ce
n’est pas parce qu’un tel est partisan
d’un tel qu’on en fera un chef, alors
qu’un autre, sans appui, reste
inutilisé. « The right man in the
right place », c’est là l’un de mes
rêves. Dieu seul sait combien le pays
a besoin aujourd’hui d’une bonne
administration ».
(Extrait
diffusé par Radio Liban Libre le 4
octobre 1982)
« Le Liban fort, c’est
un Liban fort de sa démocratie, de sa
liberté, de toutes ses institutions …
Un Liban qui pourra assurer à chaque
citoyen vivant sur son sol, sécurité,
liberté et égalité ».
(24
juillet 1982 devant le parlement)
« Lorsque nous disons la vérité telle
qu’elle est, nous oeuvrons à
transformer, à améliorer la situation,
à éviter les fausses manœuvres. Mais
quand nous déformons la vérité, nous
risquons d’induire les gens en erreur.
Tâchez d’épargner cela au pouvoir de
peur que, par votre silence, il
continue dans la même voie en
s’écartant de la réalité telle qu’elle
est. Le pouvoir a besoin qu’on lui
dise la vérité ».
(Extrait
diffusé par Radio du Liban libre le
1er octobre 1982)
« Le fil du mensonge ne tire pas long,
il faut bien se mettre en tête, que
tant que cette mentalité prédomine, il
n’y aura pas de salut …
Il n’y aura pas de salut ».
(Discours
du 7 mars 1982 à Jbeil)
« La Résistance, c’est
eux. Le Liban leur est redevable de sa
survie ».
« Le Liban, est pour
tous ses fils, chacun doit pouvoir y
vivre en toute sécurité et liberté
sans que tous les cinq et dix ans,
chaque fois que pointe un nouveau
Abdel-Nasser ou apparaît un nouveau
leader dans le monde arabe, nous
sentions notre vie en danger ».
(Discours
du 12 janvier 1982)
« L’avenir du Liban dépend de sa
capacité à demeurer spécifique, c’est
à dire supérieur, cette supériorité
est liée à son tour à la capacité du
Libanais de jouer le rôle de pionnier
dans les domaines scientifique et
technologique, rôle qui nous incombe
comme un devoir ».
(Discours
pour la fête du travail du 1er mai
1982)
« Nous avons hérité d’une mentalité et
d’un régime qui sont encore les nôtres,
et d’une logique que nous continuons à
utiliser. Il serait aberrant qu’après
cent mille morts nous persistons à
suivre les mêmes chemins qui nous ont
conduits jusque là ».
(Discours
pour la fête des enseignants le 13
mars 1982)
« Nous sommes aujourd’hui à la veille
de rompre avec quatre cents ans
d’occupation ottomane, nous vivons une
étape qui requiert de nous une
révision de tout ce qui a été fait
durant ces quatre cents ans, et durant
les quarante années d’indépendance
jusqu’à nos jours ».
(Discours
pour la fête des enseignants le 13
mars 1982)
« Nous sommes trop
respectueux de la liberté et de la
dignité de l’homme pour céder à la
tentation totalitaire. En fait, ce
pays a besoin d’organisateurs, et non
de prophètes ».
(Politique
Internationale No 15 été 1982 page
123)
« De chez nous repartira un jour le
renouveau de l’Occident chrétien.
Notre démesure (comme on dit de nous
en Occident) n’a d’égal que la foi
inébranlable que nous avons dans notre
destin et notre farouche détermination
à demeurer libres. Tel est le sens
profond de notre combat. Et c’est
pourquoi, loin d’être par rapport à la
chrétienté d’Occident, une dernière
Byzance, comme on dit quelquefois,
nous avons le sentiment d’être pour
l’âme occidentale sa « nouvelle
Jérusalem ».
(Le
Monde 22 mai 1979)
« Les catastrophes et les ruines
viendront ; le désordre triomphera,
mais de temps en temps l’ordre aussi.
La paix s’installera de nouveau entre
deux périodes de guerre ; les mots de
liberté, d’humanité, de justice
retrouveront ça et à le sens que nous
avons tenté de leur donner … quelques
hommes penseront, travailleront et
sentiront comme nous : j’ose compter
sur ces continuateurs placés à
intervalles irréguliers le long de
siècles, sur cette intermittente
immortalité. Si les barbares
s’emparent jamais de l’empire du
monde, ils seront forcés d’adopter
certaines de nos méthodes ; ils
finiront par nous ressembler ».
(Mémoires
d’Hadrien de Marguerite Yourcenar)
Copyright © by Bachir Gemayel
Community Site All Right Reserved. |